L’histoire de Bram commence bien avant moi. Elle commence avec mon arrière-grand-mère, Larmynie Cordier. On disait d’elle qu’elle avait des doigts d’or. À Florence, elle avait appris la couture dans un petit atelier qui réalisait des pièces pour des familles bourgeoises. Elle travaillait dans une lumière douce, entourée de tissus venus d’Orient, de dentelles fines, de couleurs rares. Pour elle, les vêtements n’étaient pas de simples habits : c’était une manière de traduire la dignité, la beauté et le caractère des gens.
Larmynie Cordier